|
Lorsqu'on découvre
de la peinture à base de plomb, on peut choisir entre un certain
nombre d'options. Si la peinture est en bon état ou recouverte d'une
ou plusieurs couches exemptes de plomb, il est peut-être préférable
de ne pas y toucher, sinon on pourrait se trouver devant un problème
plus grave. Si cela n'est pas possible, on peut recouvrir ou enlever
la vieille peinture, ou remplacer le composant en question.
En recouvrant la vieille peinture, on empêche les
occupants d'être exposés aux émanations de plomb. Cependant, le
danger d'exposition lors de travaux de rénovation ou de démolition
ultérieurs subsiste. Par ailleurs, c'est souvent la solution la
plus économique et la plus sécuritaire.
La vieille peinture en bon état peut être recouverte
de plusieurs couches de peinture sans plomb. Si celles-ci n'adhèrent
pas à la vieille peinture, il n'est pas recommandé de poncer car
cela produirait de la poussière plombée. Il est préférable d'utiliser
un apprêt spécial. On peut aussi recouvrir la peinture à base de
plomb avec du papier peint épais ou revêtir les surfaces de plaques
de plâtre ou de lambris.
Les murs, plafonds et autres grandes surfaces se
prêtent bien au recouvrement. Mais, dans le cas des moulures, des
boiseries, des plinthes et des autres composants qui s'enlèvent,
par exemple les portes et les fenêtres, il est préférable de les
remplacer par de nouveaux éléments et de les recouvrir de peinture
sans plomb. Il importe, lors de l'enlèvement des vieux composants,
de veiller à réduire le plus possible la quantité de poussière produite.
S'il est impossible de remplacer les éléments (comme
dans le cas des bâtiments à valeur patrimoniale), la seule chose
à faire est d'enlever la peinture. Ce travail doit être effectué
avec le plus grand soin, compte tenu du danger que présente la peinture
à base de plomb pour les ouvriers et les occupants.
|